Le Ministère de la Reconstruction et l’aide internationale fournissent des baraquements préfabriqués, des petites maisons semblables à des bungalows en bois. Les sinistrés passeront plusieurs années dans ces modestes « baraques » en attendant la reconstruction de la ville.

Elles furent nombreuses et rendirent de grands services. Les premières utilisables à fin mai 1945, furent affectées au rétablissement des commerces indispensables aux besoins quotidiens des habitants restés dans les ruines. Ce fut la cité commerciale du quartier de la gare

Les 14 baraques de la Cité Commerciale coutèrent 2 0489 958 F plus 75 000 F de viabilité et l’adduction d’eau soit un prix de revient de 150 000 F par baraque

Les constructions de cette série avaient pu être montées avec des matériels stockés par les Allemands et saisis au moment de leur retraite. Les suivantes revinrent à des prix bien supérieurs. Un baraquement de 30 sur 8 m coutait 900 000 F non compris les installations sanitaires, l’eau, le gaz et l’électricité.

On y ajouta dans les mois suivants une douzaine de baraques aménagées pour le relogement de 30 ou 40 familles qui purent s’y installer courant novembre 1945.

D’autres types de baraquements destinés à des usages divers même à des services administratifs mais surtout au relogement provisoire des sinistrés furent groupés en divers lieux

  • Rue st Denis
  • Rue Pierre Sémard
  • Av de Verdun
  • Av de Bobigny
  • Rue de Pantin
  • Angle des rues st Pierre et des Bergeries
  • Av Gallieni
  • Rue du Parc
  • D’autres isolées en divers points à la demande de particuliers

place de la mairie

dans la cour de l’école Cottereau

avenue Gallieni à l’emplacement l’actuelle piscine

A la date du 31 mars 1946, 68 baraques en bois formant 112 logements avaient pu être attribuées sans compter celles que la SNCF avait construite à l’automne 1945 pour son personnel (av de Strasbourg, ainsi que dans l’ilot à l’embranchement des lignes de Mulhouse et de Strasbourg) desservi par l’avenue de Rosny.

baraquement SNCF rue de la Gare

Les constructions en bois étaient loin de donner satisfaction à, leurs occupants, surtout pour l’usage d’habitation (malgré leur relative perfection technique elles restaient bien inconfortables . Chaudes l’été , froides l’hiver , peu sures en cas d’incendie , elles revinrent à des prix comparativement plus élevés que des constructions meilleures « en dur ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Anne-Marie Winkopp